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Alfa Romeo Stelvio

06/03/2017

Alfa Romeo fait son entrée sur le marché des SUV premium avec le Stelvio. La firme de Milan revendique avoir conçu le modèle le plus dynamique de sa catégorie. Nous sommes allés le vérifier dans les Alpes italiennes au volant de la version diesel de 210 ch.



Alfa Romeo a entamé sa renaissance avec la Giulia, le constructeur poursuit sur sa lancée avec le Stelvio, le premier SUV de son histoire. Cette incursion sur le marché le plus porteur d’Europe arrive à un moment stratégique, pile poil entre le renouvellement des deux plus grosses stars du segment, l’Audi Q5 et le BMW X3. Pour se faire une place parmi les allemands, la firme au Biscione a misé sur deux valeurs chères à ses principes : le charme et le plaisir de conduite. C’est d’ailleurs pour cette raison que le premier SUV d’Alfa a été baptisé « Stelvio », du nom d’un célèbre col des Alpes italiennes, agrémenté d’une soixantaine de virages en lacet.

La marque a capitalisé sur la Giulia (commercialisée depuis plus d'un an), celle qui fait souffler un peu d’air frais sur les ventes, pour réaliser son SUV. Le Stelvio en reprend la plateforme, les motorisations et la technologie. Si l’empattement a été conservé, les porte-à-faux et les voies ont été élargies. Cette structure baptisée « Giorgio » présente l’avantage d’offrir un poids plutôt contenu. Le Stelvio avoisine les 1 650 kg et se place parmi les plus légers de la catégorie. La garde au sol a quant à elle été surélevée, mais de façon très subtile, histoire de ne pas altérer les qualités routières. Si bien que l’italien est davantage configuré comme une berline surélevée que comme un SUV pur jus. Tout l’art de cette dissimulation est dû au talent de l’équipe de design.



Le plus gros challenge aura été de ne pas dénaturer le caractère latin de la Giulia, élue plus belle voiture de l’année, et spécifiquement la partie arrière, nous a confié le patron allemand du design, Klaus Busse. Pari réussi pour le Stelvio qui fait figure de top model face au dernier et consensuel Audi Q5, leader de la catégorie.



À bord, le transalpin chute d’un cran dans la comparaison avec ses concurrents allemands. Malgré un habitacle bien dessiné, lui aussi proche de la Giulia, et agrémenté de matériaux nobles comme le cuir, le bois ou encore l’aluminium, le Stelvio pêche par sa qualité de finition. Les ajustements sont passables notamment sur la planche de bord et la casquette de compteurs. Même constat pour le système mécanique destiné à obtenir un plancher plat. Une fois actionné via la molette située dans le coffre, ce dernier ne fonctionnait pas sur notre version d’essai (voir vidéo). Les sièges censés se rabattre d’eux-mêmes son restés en position. Toutes ces petites erreurs, le Stelvio risque de les payer cher face à des rivaux qui brillent par leur rigueur en matière de finition.





Le fait d’avoir conservé l’empattement généreux de la Giulia permet au Stelvio, qui profite d’une garde au toit plus importante, d’offrir plus d’espace aux passagers arrière et ainsi contenter les mécontents qui souhaitaient une version break de la Giulia. L’espace aux jambes est correct et les deux occupants arrière bénéficient d’un bon niveau de confort. Des sièges davantage creusés à l’arrière auraient renforcé ce sentiment. Le volume de coffre atteint quant à lui 525 litres, ce qui le place dans la bonne moyenne du segment.

En matière de technologie embarquée, l’italien reprend intégralement le contenu de la Giulia. Une dotation généreuse à base d’aide au maintien dans la voie, de régulateur de vitesse adaptatif ou encore de détection des piétons, mais rien d’aussi pointu que le dernier Audi Q5 qui peut bénéficier de l’instrumentation virtuelle, de suspensions pneumatiques, d’une caméra 360° ou encore du stationnement automatique, par exemple.