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Opel Insignia Grand Sport : appellation non conforme

14/04/2017

La firme au Blitz revient sur le marché des berlines avec l’Insignia. L’allemande qui adopte l’appellation « Grand Sport » progresse sur tous les fronts sauf celui du sport… A défaut de correspondre à son étiquette, l’Insignia Grand Sport dispose d’un gros potentiel. Est-elle capable de venir chatouiller les modèles premiums ? Premier essai avec le 2.0 CDTi 170 ch.



Malgré une appétence du public pour la carrosserie SUV, le marché des berlines résiste bien. Pour preuve les « historiques » se renouvellent comme la Mondeo, la Passat et plus récemment la Talisman (remplaçante de la Laguna). Le tour d’Opel est aujourd’hui arrivé avec la nouvelle Insignia.

Le constructeur, récemment passé dans le giron du groupe PSA, est reparti d’une feuille blanche en prenant bien soin de ne pas reproduire les erreurs du passé et notamment le surpoids. L’Insignia première du nom était une enclume. Opel lui a fait perdre près de 175 kg tout en grandissant (+6cm). Une prouesse pour un véhicule qui flirte désormais avec les 5 mètres (4, 90 m) et se positionne à cheval entre la catégorie des familiales (Talisman) et des routières (Audi A6). C’est d’ailleurs une clientèle plus premium qu’ambitionne de toucher Opel avec son nouveau modèle qui adopte au passage un nouveau nom de baptême, « Grand Sport ». Cette appellation, fruit du génie marketing, vous le constaterez plus tard, ne correspond pas vraiment au caractère de la voiture.



Pour venir chatouiller les premiums, le centre de style a mis le paquet en dessinant une voiture séduisante qui reprend pas mal de codes aperçus chez Audi et BMW. L’Insignia Grand Sport s’inspire surtout du concept « Monza » dévoilé au salon de Francfort 2013, avec un capot plat, des épaules larges et un profil de coupé. Une réussite qui semble plaire à une grande majorité.  





L’empattement allongé d’environ 10 cm profite essentiellement à l’espace à bord. Les places arrière sont vastes notamment au niveau des jambes et malgré une chute de pavillon assez prononcée la garde au toit s’avère tout à fait correct pour les grands. À l’avant, le conducteur est positionné plus bas par rapport à l’ancienne génération, qui plus est dans un siège ergonomique. Désormais exclusivement en 5 portes, la nouvelle Insignia conserve un volume de coffre dans la moyenne de la catégorie. Une configuration classique qui autorise une amplitude de 490 à 1 450 litres en rabattant la banquette 2/3-1/3 depuis le coffre. Par ses aspects pratiques et son espace généreux, l’allemande répond sans aucunes difficultés aux besoins d'une famille. Et si la famille est vraiment grande, le break, Sport Tourer, renforcera les prestations avec un volume oscillant entre 560 et 1 665 litres.



Le cockpit à deux niveaux, agencé comme dans l’Astra, est inédit. La partie haute privilégie l’instrumentation (partiellement numérique) et la partie basse, les commandes de confort. Visuellement la planche de bord reste très classique mais progresse énormément en matière d’ergonomie. La quantité industrielle de boutons a disparu et une grande majorité des commandes sont regroupées dans le système multimédia de 9’’. L’habitacle, agréable à vivre, est renforcé par une impression de qualité. Les plastiques sont de bonne facture et la finition irréprochable.

Avec Ford, Opel est l’un des rares constructeurs à proposer des technologies de pointe à moindre coût. Alors autant dire qu’en lançant son haut de gamme, Opel n’allait pas se priver. La nouvelle Insignia fait le plein d'équipements et voit apparaître l'affichage tête-haute, les feux matriciels à LED, le système multimédia IntelliLink avec Apple CarPlay et Android Auto, un accès Wi-fi haut débit On Star avec fonction conciergerie (réservation d’hôtel, etc.), etc. La technologie n’est certes pas aussi poussée qu’à bord d’une Volkswagen Passat qui peut bénéficier d’une conduite autonome dans les bouchons ou encore d’un système multimédia beaucoup plus moderne, mais elle a le mérite de ne pas être proposée exclusivement en option.