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Kia Picanto 3 (2017) : le sens de l’hospitalité

15/04/2017

Kia continue le rajeunissement de sa gamme des « petites ». Après la Rio, le coréen s’attaque à la Picanto. La citadine de conception inédite progresse sur tous les fronts, sauf celui du porte-monnaie. Premier essai avec le 1.2 84 ch.



En France (+15,6%) comme en Europe (+13%), Kia se porte bien. La firme coréenne commence à récolter les fruits d’une gamme désormais en phase avec les attentes du Vieux Continent. Du SUV avec le Sportage à l’électrique avec le Soul EV, en passant par l’hybride via le Niro, le coréen est sur tous les fronts. 
L’offensive se poursuit aujourd’hui par le bas avec le renouvellement de la Picanto. Cette troisième génération aux allures de gros restylage est pourtant de conception inédite. La coréenne adopte en effet une toute nouvelle plateforme, baptisée H, qu’elle partage avec sa cousine la Hyundai i10. Le gabarit reste toujours compact (3,60 m) mais l’empattement progresse légèrement (+15 mm) au profit des passagers mais surtout des bagages puisque la soute grimpe à 255 litres, soit le record de la catégorie. La Picanto devance ainsi la plus logeable du marché, la Volkswagen Up ! (251 litres) et atomise le leader, la Renault Twingo 3 (219 litres). La banquette arrière fractionnable et rabattable 60/40 peut fait grimper le volume à 1 010 litres. La carrosserie 3 portes très peu sollicitée sur la précédente génération disparaît logiquement du catalogue.



Le centre de style n’a pas souhaité bouleverser la silhouette de son modèle pour cette troisième génération. La Picanto conserve ainsi les mêmes proportions et son allure joviale qui fait mouche auprès de la clientèle féminine. Une nouvelle finition GT Line (à partir de 14 500 €), celle de notre essai, gagne en personnalité avec des jantes de gros diamètres (16’’), un bouclier plus musclé, une double sortie d'échappement et un liseré rouge.



L’habitacle lui, a été totalement revisité. La présentation plus moderne reprend dans les grandes lignes celle de la Rio avec des aérateurs ovales et un écran multimédia « flottant ». L’ambiance à est plus classique qu’à bord d’une Fiat 500 ou une Twingo mais elle est relativement agréable à vivre. La qualité perçue progresse également et rejoint les européens. Les plastiques sont certes durs mais moins fragiles qu’à bord des productions précédentes. On aime particulièrement les nombreux rangements à disposition comme par exemple un porte-gobelet rétractable totalement inédit ou encore un accoudoir central coulissant avec compartiment de rangement intégré.En revanche, dommage pour le conducteur, le volant n’est pas réglable en profondeur.
 
L’espace aux places arrière est correct pour la catégorie avec une garde au toit vraiment adaptée aux grands gabarits. Notons au passage que la Picanto, malgré une place du milieu spartiate, est homologuée comme une véritables 5 places. Cette nouvelle Picanto gagne en aspects pratiques sans prendre un centimètre. Un argument qui ne laissera pas insensible les foyers à la recherche d’une seconde voiture.





En matière d'équipement, véritable argument commercial de la marque, la coréenne fait le plein. Elle propose en série sur les finitions hautes les sièges et volant chauffants, le freinage d'urgence, la recharge des smartphones par induction ou encore la mise à jour de la navigation offerte durant les sept années de garantie. Ces équipements s’ajoutent à une liste déjà exhaustive et très compétitive.
L’arrivée du système de freinage de conduite autonome (AEB) ne suffira pas à décrocher 5 étoiles au crash-test. La coréenne vise 4 étoiles comme l’ensemble de ses concurrentes, Renault Twingo, Toyota Aygo, Peugeot 108, etc.