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Citroën C-Elysée 2017 : risques d’abstention

17/04/2017

Citroën aussi, possède son modèle low-cost. Une berline tricorps du nom de C-Elysee, commercialisée depuis 2012 mais importée dans l’Hexagone seulement depuis 2016. La marque qui communique très peu sur ce véhicule, restyler aujourd’hui cette concurrente directe de la nouvelle Fiat Tipo. Essai au volant de la version BlueHdi 100.



Conçue initialement pour les pays émergents et notamment la Chine, la C-Elysée est une berline tricorps sur base de Peugeot 208. Une carrosserie qui n’a pas une super cote auprès de la clientèle européenne, et encore moins française. Citroën a fait le choix étonnant de la proposer dans ses concessions depuis l’an dernier, sans jamais communiquer massivement sur son prix canon (à partir de 13 750 €) comme le fait Fiat à l’heure actuelle avec sa Tipo. La marque aurait-elle honte d’être associée à une image low-cost ? A première vue non, puisque Citroën restyle aujourd’hui son modèle, qui fait au passage le plein d’équipement.



Face avant, calandre, projecteurs, antibrouillards et feux arrière sont nouveaux. Un rafraîchissement bienvenu pour la C-Elysée qui a suscité pas mal de curiosités lors de notre essai. La française offre des lignes élégantes dans un marché où évoluent des modèles comme la Dacia Logan ou encore la Fiat Tipo. À bord, la présentation est moderne et sans fioriture. Compte tenu des prix pratiqués il faudra se montrer indulgent avec la qualité de finition et les plastiques employés. C’est davantage son ergonomie qui pêche avec par exemple l’implantation des commandes de lève-vitres au pied de la console centrale ou encore l’ouverture du coffre exclusivement à la clé. Des défauts de conception qui nous rappellent qu’une voiture low-cost est étudiée au boulon prêt pour réaliser des économies.



Ce restylage apporte un nouveau graphisme sur les cadrans d’instrumentation, un plaquage spécifique côté passager mais surtout marque l’arrivée en série du système multimédia avec tablette tactile de 7’’ équipée du bluetooth et d’une fonction MirrorScreen. Un équipement précieux sur le marché qui justifie les tarifs de base (à partir de 13 750 €) légèrement plus salés que ceux pratiqués par la concurrence (Fiat Tipo, à partir de 12 490€ - Dacia Logan, à partir de 7 990 €). À équipement équivalent, l’écart se resserre nettement avec la Tipo, puisqu’il faudra investir dans la finition Pop (à partir de 13 790 €). Dacia reste par en revanche intouchable avec sa Logan « Lauréate » (Haut de gamme)avec l’option écran multimédia (11 920 €).





En matière d’accueil, la C-Elysée réalise un carton plein. L’espace aux places arrière est gigantesque et le volume de coffre vraiment généreux du haut de ses 506 litres. Un critère qui peut séduire les taxis débutants où les jeunes familles.